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Immobilier : un nouveau diagnostic sonore obligatoire

Depuis le 1er juin 2020, le vendeur ou le bailleur d’un bien situé à proximité d’un aérodrome doit remettre au futur acheteur ou locataire de ce bien un diagnostic sur les nuisances sonores aériennes.

A partir du 1er juin 2020, un document comportant des renseignements précis sur la situation ou non du bien dans une zone d’exposition au bruit des aérodromes doit être remis à l’acheteur. Ce document doit être intégré au Dossier de diagnostic technique (DDT) qui est annexé à la promesse de vente, à l’acte authentique de vente ou au contrat de location.

Il est également annexé directement à l’acte authentique de vente ou au contrat préliminaire en cas de VEFA (Vente en l’état futur d’achèvement). Il comporte l’indication claire et précise de la zone où se situe le logement, l’adresse du service d’information en ligne permettant de consulter le plan d’exposition au bruit et la mention de la possibilité de consulter le plan d’exposition au bruit à la mairie de la commune où est situé l’immeuble.

Immobilier : le boom post confinement est-il durable ?

35 % de transactions en plus par rapport à l’année dernière ! Impressionnant, ce rebond du marché tant en termes de volume de transactions que d’évolution des prix doit cependant être regardé avec prudence.

L’augmentation du volume de transactions observée dans les premières semaines suivant le déconfinement s’est poursuivie tout au long du mois de juin. Au point, en ce début d’été, d’afficher un niveau d’activité en hausse de 35% par rapport à la même période l’année dernière qui était déjà exceptionnelle en termes de volume de ventes.

Ce redémarrage en trombe des transactions se révèle d’autant plus significatif car il ne s’explique plus seulement par un phénomène de rattrapage du marché lié à la signature définitive des opérations initiées avant le 17 mars. En effet, l’équipe scientifique de Meilleurs Agents constate aujourd’hui l’arrivée de nouveaux projets avec un nombre important de nouvelles annonces mises en ligne qui est d’ailleurs nettement plus élevé pour cette époque de l’année qu’en 2019.

Qu’il s’agisse donc pour les particuliers de concrétiser rapidement une envie de changement mûrement réfléchie ou de réussir, comme à chaque fin de printemps, à boucler leur transaction afin de déménager pour la rentrée scolaire, cet empressement à mener à bien leur projet témoigne d’un regain de confiance.

Ainsi, 72 % des vendeurs et des acheteurs interrogés courant juin par Meilleurs Agents se déclarent sereins face à l’avenir soit 7 % de plus qu’au plus fort de la crise sanitaire. Une poussée des prix inattendue C’est la surprise post-confinement. Alors qu’il y a un mois et demi les acheteurs anticipaient une baisse des prix de l’ordre de 10 % dès la remise en marche du marché, il n’en est rien.

Les prix de l’immobilier sont orientés à la hausse

Si entre le 17 mars et le 11 mai, les perceptions des prix des vendeurs et acheteurs divergeaient fortement, ce gouffre s’est rapidement refermé. Ainsi, poussés par l’envie de reprendre immédiatement leur projet immobilier, les candidats à l’achat n’ont pas attendu un hypothétique recul des tarifs de la pierre pour se lancer. Le marché repart en avant sur les mêmes bases tarifaires qu’avant la crise du coronavirus. Ce retour à la normale témoigne encore une fois de la confiance retrouvée des particuliers.

Conséquence, contrairement aux attentes, les prix sont orientés à la hausse. Et ce, dans tout l’Hexagone. Si Paris et les dix plus grandes villes de France font toujours la course en tête (+0,4% en un mois), les zones rurales, d’habitude moins sujettes aux variations, les talonnent de près (+0,3%). À raison de 0,8% de hausse, Lille enregistre la plus forte augmentation du mois suivie de près par Lyon et Nice (+0,7% chacune). Seules exceptions à cette nouvelle poussée tarifaire, Montpellier et Strasbourg dont les prix n’ont pas bougé depuis le dernier baromètre.

Assurance Vie : Collecte nette négative en mai 2020

Pour le mois de mai 2020, la collecte nette s’établit à – 2,2 milliards d’euros.

Le montant des prestations versées en mai s’élève à 7,9 milliards d’euros, alors que les cotisations versées s’élèvent à 5,7 milliards d’euros. A l’image des mois de mars et d’avril, le mois de mai est marqué par une collecte nette négative. Le contexte atypique (confinement jusqu’à la mi-mai, puis déconfinement progressif) a restreint le nombre d’opérations et les placements en assurance vie.

Depuis le début de l’année, le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurance est de 44,4 milliards d’euros (61,9 milliards d’euros sur la même période en 2019). Les versements sur les supports unités de compte représentent 15,5 milliards d’euros, soit 35 % des cotisations. Les prestations versées par les sociétés d’assurance s’élèvent à 48,4 milliards d’euros (49,2 milliards d’euros sur la même période en 2019). La collecte nette s’établit à -4,0 milliards d’euros au cours des cinq premiers mois de l’année (12,7 milliards d’euros sur la même période en 2019). L’encours des contrats d’assurance vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) s’élève à 1 754 milliards d’euros à fin mai 2020.

(source FFA)

Vers un seuil d’indécence énergétique ?

Passé quasi inaperçu entre le marteau de l’actualité politique et l’enclume de la pandémie, un projet de décret vise à définir le seuil d’indécence énergétique.

Concrètement, une consultation publique s’est ouverte, jusqu’au 31 juillet, dans le but d’introduire un critère de performance énergétique au titre des caractéristiques du « logement décent ». Une notion qui conditionne notamment la location d’un bien… L’objectif ? Fixer un seuil maximal de consommation énergétique par m² au-delà duquel le logement sera considéré comme indécent. 7 millions de passoires thermiques Si Emmanuel Macron a rejeté une des propositions de la Convention Climat visant à interdire la location des passoires thermiques à court terme – pour ne pas mettre en difficultés les « propriétaires pauvres » ou les locataires sans solution alternative -, il y a pour Nicolas Moulin, fondateur de PrimesEnergie.fr, une formidable opportunité de mieux identifier les logements prioritaires pour concentrer les efforts et réussir la transition énergétique des logements.

« La Convention Citoyenne pour le Climat a confirmé ce que les Français savent déjà : la rénovation thermique des bâtiments doit être élevée au rang des priorités nationales. La massification de cet effort passe par une action globale, mais aussi par une priorisation des actions à mener. A cet égard, comme toujours, le nerf de la guerre c’est les moyens et l’enjeu est l’efficacité. Il y a 7 millions de logements considérés comme des passoires thermiques, le chantier est immense. Il s’agit ici d’identifier les logements qui sont de véritables gouffres énergétiques au sein de la classe G », commente Nicolas Moulin, fondateur de Primesenergie.fr.

« Il faudra absolument concentrer nos efforts sur ces logements et hiérarchiser les aides. Ce sont les Français qui habitent dans ces logements qu’il faut soutenir en priorité. En ce sens, ce décret répond à un véritable enjeu . L’autre priorité, c’est la simplification des démarches pour réaliser et financer des travaux : il est indispensable d’aller plus loin en offrant la possibilité aux particuliers de s’adresser à un acteur unique. Un dossier important pour le prochain Ministre en charge, nous sommes prêts à lui apporter tout notre soutien dans cette démarche » conclut-il.

Prix de l’immobilier, qualité de vie, salaires, les vrais écarts entre Paris et la Province

Fin avril, alors que le confinement stimulait l’envie des Franciliens de quitter la capitale définitivement pour aller vivre ailleurs, une jeune start-up, Laou, a mis en ligne un outil pour les aider dans leur choix : un comparateur de coût de la vie entre Paris et la province.

Simple et pratique, l’outil se base sur 2 critères : les revenus et les prix de l’immobilier. Le calcul du loyer de votre futur logement s’effectue à partir des données du site Homadata. Ce dernier utilise les sources publiques des administrations ainsi que les chiffres de ses partenaires privés pour estimer les prix des locations en région. Concernant les mensualités, quand vous envisagez de devenir propriétaire, nous nous sommes référés à Meilleur Taux. Le calcul s’effectue donc avec le taux moyen du marché, soit 1,15 %, pour un emprunt sur 20 ans. Pour le calcul des salaires, le site n’utilise pas de chiffres officiels mais se base sur des observations empiriques, pondérées par rapport aux données INSEE et APEC.

Mais la calculatrice vous laisse le choix de remplir vous-même le salaire qui vous est proposé par votre future employeur, pour calculer au plus près de la réalité le pouvoir d’achat qui en découle. Les résultats sont ensuite pondérés. Exemple, vous quittez Paris pour Vannes : enlevez environ 10 % de salaire, ajoutez 20 m2 de superficie = vous obtenez 130 € de plus par mois pour vivre par rapport à Paris.

Pour sa version beta, Laou a décidé de tenir compte en premier des prix de l’immobilier, car c’est aujourd’hui la dépense la plus importante des foyers français… D’autres coûts sont différents entre Paris et la province, et notamment le coût des transports, variables en fonction du territoire. Pour toutes les grandes métropoles, le prix des transports en commun est à peu près équivalent à celui de Paris. Pour le prix des transports en campagne, souvent une voiture est nécessaire pour se déplacer en plus des transports en commun (train, et vélo), de plus en plus présents partout. Pour sa version 2, Laou compte donc ajouter ces options à sa calculatrice de pouvoir d’achat.

Bourse : Les nouvelles règles du PEA peuvent-elles relancer l’intérêt des Français pour la Bourse

Après des années de désamour, le PEA (Plan d’épargne en actions) fait son retour dans les portefeuilles des Français. Avec la loi Pacte, le gouvernement opère une relance ambitieuse du PEA et son petit frère le PEA-PME.

La crise boursière et sanitaire a boosté la Bourse. Entre fin février et début avril, c’est-à-dire au plus fort de la tempête, 580.000 investisseurs particuliers ont acheté des actions du SBF 120, dont plus de 150.000 nouveaux venus en Bourse, révèle une étude de l’Autorité des marchés financiers (AMF). « Les achats d’actions françaises par des particuliers ont été multipliés par 4 au mois de mars 2020, dans un volume global multiplié par 3 », indique l’AMF.

La Bourse revient de loin. Intuitivement, le grand public s’est assez naturellement détaché des marchés, échaudé par les crises et les bulles financières. Au début des années 2 000, selon la Banque de France, 7,3 millions de Plans d’épargne en actions accueillaient l’épargne boursière des Français. Tombé en dessous de 4 millions mi-2017, le PEA a légèrement remonté la pente début 2018, à près de 4,6 millions de plans.

En 2019, la Banque de France en dénombrait 4,8 millions. Dans le même temps, le nombre de PEA-PME créés en 2014 et dédiés aux PME et ETI, lui aussi progressé, de 57 690 fin mars 2017 à 85 000en 2019. Plutôt décevant pour un produit qui devait permettre de financer l’économie réelle. Mais ce produit d’épargne, dont la fiscalité identique à celle du PEA, dispose de contraintes plus fortes que celles du PEA : il ne peut recevoir que des titres d’ETI et de PME européennes, cotées ou non, là où le PEA accueille le même univers de titres mais sans contrainte de taille.

En réalité, le PEA-PME n’est utilisé que par les contribuables ayant déjà atteint le plafond du PEA (150 000 €). Mais après des années de désamour, le PEA (Plan d’épargne en actions) fait son retour dans les portefeuilles des Français. Avec la loi Pacte, le gouvernement opère une relance ambitieuse du PEA et son petit frère le PEA-PME. Ils ont même mis au monde un rejeton, le PEA jeunes !

Le PEA profite désormais à la fois d’une fiscalité adoucie lors des 5 premières années de détention, et d’un fonctionnement assoupli passé le cap des 5 ans. De quoi ne faire un sérieux concurrent à l’assurance vie. Premier changement de taille, le PEA est désormais soumis à la « flat tax », le prélèvement forfaitaire unique (PFU) : 12,8% d’impôt sur le revenu, 17,2% de cotisations sociales, pour une taxation maximale de 30%. Depuis le 1er janvier 2019, si vous cassez votre PEA avant le cap des 5 ans, vos gains seront imposés au niveau de la flat tax. Ensuite, la loi assouplie les règles de fonctionnement du PEA classique, notamment les conditions de sortie.

Actuellement, tout retrait effectué sur un PEA avant les 8 ans du plan entraîne sa clôture. Il sera désormais possible d’effectuer un retrait partiel dès le 5e anniversaire du plan. Un retrait entre 5 et 8 ans de détention aura pour unique conséquence de bloquer les nouveaux versements, comme c’est aujourd’hui le cas pour les retraits effectués passés le 8e anniversaire. Passée cette date, l’épargnant pourra effectuer des retraits sans que cela n’entraîne de blocage des versements. Cette double mesure s’appliquera aussi au PEA-PME.

Une mesure qui permet au PEA de faire jeu égal avec grand concurrent l’assurance vie, notamment en terme de liquidité. Car lapossibilité d’effectuer retraits et versements à volonté – fiscalité mise à part – a toujours été l’un des atouts de l’assurance vie. Le PEA reste contraint jusqu’à 5 ans de détention, avec l’impossibilité d’effectuer un retrait anticipé sans casser son plan.

En revanche, passé le cap des 5 ans, le PEA devient aussi souple que l’assurance vie. Un PEA pour les jeunes Autre innovation, la création d’un PEA « jeune » pour « permettre aux jeunes de se constituer un capital avant de se lancer dans la vie active et se familiariser avec l’investissement en actions. » Pour ne pas se faire taxer d’offrir un nouveau produit de défiscalisation pour les riches, les députés ont pris soin de mettre en place un dispositif anti abus. Le PEA Jeunes fonctionnera comme un PEA « classique », à deux différences près. D’une part, son plafond de versements sera limité à 25 000 euros. D’autre part, il se transformera en PEA « classique » une fois que son détenteur sera sorti du foyer fiscal des parents suite à son vingt-cinquième anniversaire. Il est également prévu que le total des versements des enfants et des parents n’excède pas le plafond du PEA pour un foyer, soit 150 000 euros.

Les nouvelles règles seront-elles suffisantes pour en faire un vrai concurrent de l’assurance vie ? Le succès de l’assurance vie reste sa fiscalité extrêmement favorable en cas de transmission de patrimoine, avec un abattement de 152 500 euros par bénéficiaire puis, au-delà, une fiscalité relativement avantageuse pour les primes versées avant 70 ans (20% jusqu’à 852 500 euros, puis de 31,25% au-dessus de ce seuil). Quand le Plan d’épargne en actions reste une enveloppe fiscale contrainte : plafonnée à 150 000 euros et destinée à l’investissement boursier, direct ou indirect. Pour être logé dans un PEA, un OPCVM ou un fonds immobilier doit nécessairement être investi à au moins 75% en actions de sociétés de l’Union européenne ».

Relance du PEA-PME

La nouvelle loi Pacte veut également changer la donne en dotant le PEA-PME d’un atout supplémentaire : l’éligibilité des titres (titres participatifs, obligations classiques et minibons) proposés sur les plateformes de financement participatif (crowdfunding). Une relance applaudie par les acteurs du secteur, puisqu’elle offrira une motivation fiscale aux prêteurs. Aujourd’hui soumis à la Flat Tax (30 %) ou l’imposition au barème, les intérêts ne seront soumis qu’aux prélèvements sociaux (17,2 %) grâce à la détention dans un PEA PME mature. Soit une économie d’impôt de 12,8 % ! Grâce à cette réforme les intérêts de titres émis par financement participatif bénéficieront ainsi (pour un particulier) d’un meilleur traitement fiscal qu’un livret bancaire fiscalisé !

Réforme des retraites, le retour

« La réforme des retraites est-elle à mettre à la poubelle ? Non. Ce serait une erreur », a confié Emmanuel Macron aux quotidiens régionaux, en insistant sur le fait « qu’il n’y aura pas d’abandon d’une réforme des retraites ».

Le Chef de l’État rebondit sur les conséquences de la crise sanitaire pour défendre le caractère juste du système universel de retraite en évoquant les emplois précaires. « Nous avons tous vu durant cette crise ce qu’on appelle la deuxième ligne, les livreurs, les caissières… Toute cette France-là est la France perdante du système de retraite actuel. C’est celle qui gagne dans le système de retraite universelle par points, celle des petites carrières et des carrières fracturées », explique-t-il.

Est-il prêt à en modifier des aspects ? « La réforme ne peut pas être reprise de manière inchangée à la sortie de crise, mais la question du nombre d’années pendant lesquelles nous cotisons demeure posée ». Sur la question du maintien ou non de l’âge pivot à 64 ans, Emmanuel Macron répond seulement : « je suis ouvert à ce que (la réforme) soit transformée ». À ce titre, il va demander au gouvernement de réengager rapidement une concertation en profondeur avec les partenaires sociaux, dès l’été, sur la question générale des équilibres financiers. « Il faut que tout cela soit mis sur la table », défend-t-il.

Actualités Patrimoniale

Le marché français de l’investissement à l’épreuve de la crise

Knight Frank France dresse le bilan du 1er semestre 2020 et poursuit son analyse des conséquences de la crise sanitaire sur le marché français de l’investissement en immobilier d’entreprise.

Le confinement a été levé le 11 mai dernier. Depuis, l’économie française, l’une des plus durement frappées d’Europe en raison de la sévérité des mesures de restriction, s’est remise en marche plus rapidement et plus fortement qu’attendu.

« L’assouplissement des mesures de distanciation sociale et le début de redressement de l’activité économique ne se sont pas encore traduits par un rebond des investissements en immobilier d’entreprise, en forte baisse au 2e trimestre 2020.

4,2 milliards d’euros ont en effet été investis en France lors des trois derniers mois, soit une chute de 38 % par rapport au trimestre précédent et de 48 % par rapport au 2e trimestre 2019 » annonce Matthieu Garreaud, co-directeur du département Investissement de Knight Frank France.

Sur l’ensemble du 1er semestre 2020, les volumes investis en France s’élèvent à 11 milliards d’euros. En baisse de 15 % sur un an, ils sont tout de même supérieurs de 29 % à la moyenne des dix dernières années grâce à un 1er trimestre record et à la finalisation de quelques grandes opérations initiées avant le confinement.

Moins de soutien des grandes transactions

Le creux d’activité du 2e trimestre 2020 s’est traduit par la chute du nombre total de transactions (280, toutes tailles confondues au 1er semestre 2020 contre 380 à la même période l’an passé) et un nombre restreint de grandes opérations. Après les 18 de plus de 100 millions d’euros enregistrées au 1er trimestre, seules 10 ont été finalisées ces trois derniers mois qui représentent au total 2,5 milliards d’euros. En outre, 45 % de ce montant correspondent à l’acquisition par Crédit Agricole Assurances et La Française de 54,2 % des parts d’un portefeuille de cinq centres commerciaux d’Unibail-Rodamco-Westfield (URW).

Peu d’autres transactions d’envergure ont été signées au 2e trimestre. « Le marché de l’investissement a provisoirement perdu son moteur, en particulier en Ile-de-France où seules 9 opérations supérieures à 100 millions d’euros ont été signées au cours des trois derniers mois » explique Antoine Grignon, co-directeur du département Investissement de Knight Frank France.

Les montants investis en région parisienne s’en ressentent, s’élevant à 7,8 milliards d’euros sur l’ensemble du 1er semestre 2020, toutes tailles d’opérations confondues, contre 10,2 milliards au 1er semestre 2019 (- 24 %). En revanche, les volumes augmentent de 18 % en province, gonflés par d’importantes cessions de plateformes logistiques au 1er trimestre et par la vente des parts de centres d’URW au 2e trimestre.

Néanmoins, l’activité y a fortement ralenti sur le segment des bureaux.

 

Le fléchissement des bureaux concerne l’ensemble du pays puisque 7,3 milliards d’euros (dont seulement 2,6 milliards au 2e trimestre) ont été investis sur ce segment de marché au 1er semestre 2020 en France. Le recul est de 27 % sur un an. En cause, le faible nombre de grandes transactions, de même que la baisse d’activité en Ile-de-France. Après un très bon début d’année, la chute est particulièrement marquée dans Paris intra-muros, où un milliard d’euros ont été investis en bureaux au 2e trimestre 2020 soit moitié moins qu’au 1er trimestre.

Si quelques opérations d’envergure ont été menées dans l’est parisien (cession à Unofi du nouveau siège de BlaBlaCar près de Bastille), la très grande majorité concerne les secteurs tertiaires les plus établis de l’ouest de la capitale. Cette polarisation du marché au profit du core s’observe aussi en périphérie, à l’exemple de l’acquisition par BNP Paribas Reim du nouveau siège du Conseil régional d’Ile-de-France à Saint-Ouen (« Influence 2.0 »), même si de grandes VEFA en blanc ont également été finalisées (« Joya » à Fontenay-sous-Bois).

« Les risques de propagation du virus, l’essor du télétravail et le choc économique attendu soulèvent à juste titre des interrogations sur la capacité de résistance des actifs tertiaires. Le manque de visibilité actuel, qui explique la défiance des investisseurs et la plus grande attention portée à la qualité des locataires et des emplacements, ne remet pas pour autant en cause l’avenir des bureaux.

Les transactions les plus récentes et les dossiers en cours indiquent bien au contraire que ces derniers, quand ils disposent de bons fondamentaux, demeurent l’actif phare du marché immobilier français » explique Matthieu Garreaud.

Comme pour les bureaux, les volumes investis en immobilier industriel ont nettement diminué au 2e trimestre après un début d’année record. Sur l’ensemble du 1er semestre 2020 la dynamique est néanmoins positive (+ 21 % sur un an). Elle devrait le rester dans les prochains mois compte-tenu de l’appétit important des investisseurs pour la logistique, un segment de marché qui est sorti renforcé du confinement et bénéficiera notamment de la nette accélération des ventes du e-commerce.

Commerces : hausse en trompe l’oeil

Contrastant avec le recul des bureaux, les commerces affichent un très bon résultat avec deux milliards d’euros investis au 1er semestre 2020 soit une hausse de 35 % par rapport à la même période en 2019.

« Une telle performance n’avait plus été enregistrée, sur un 1er semestre, depuis 2014, année record pour le marché de l’investissement en commerces ; performance qu’il convient toutefois de relativiser puisqu’elle tient essentiellement à la cession par URW des parts d’un portefeuille de cinq centres commerciaux pour plus d’un milliard d’euros » indique Antoine Grignon. Si cette opération exceptionnelle a été menée à son terme malgré le confinement, la crise sanitaire n’en a pas moins exacerbé la prudence des investisseurs en raison des difficultés d’un nombre croissant d’enseignes et du flou entourant l’évolution des valeurs locatives et des valeurs de murs de commerces. Les actifs réputés les plus sûrs ne sont pas épargnés. Les rues commerçantes n’ont ainsi rassemblé que 22 % des volumes investis en commerces depuis le début de 2020 contre 37 % au 1er semestre 2019. « Alors qu’ils avaient nettement gonflé les volumes investis en commerces ces deux dernières années, les axes prime parisiens ont perdu leur suprématie même s’ils reviendront au premier plan avec le retour des touristes étrangers.

Pour l’heure, alors que certains s’interrogent sur l’avenir du commerce physique dans un monde post-Covid laissant plus de place au digital, d’autres formats, comme la proximité et l’alimentaire, aiguisent l’appétit des investisseurs » explique Antoine Grignon. Cet engouement a récemment été illustré par l’achat par AEW de quatre magasins Monoprix, portant à 2,2 milliards d’euros les montants investis dans les murs de cette enseigne depuis 2015 ! Les prochains mois devraient voir d’autres cessions de portefeuilles d’enseignes sous forme d’opérations de sale & leaseback. Celles-ci permettent en effet aux enseignes de regarnir leur trésorerie et d’investir dans l’adaptation de leur modèle aux nouvelles attentes des consommateurs. En parallèle, elles satisfont la demande d’investisseurs à la recherche d’actifs sécurisés par des baux longs, particulièrement appréciés en ces temps incertains.

Copropriété : Les charges explosent

En 2019, les charges de copropriété ont progressé de 2% par rapport à l’année précédente. La hausse est cependant bien moins marquée qu’en 2018.

En 2019, les charges de copropriété ont augmenté de 2% par rapport à 2018, contre 5% l’année précédente, selon l’Observatoire des charges de copropriété (Oscar), réalisé par l’Association des responsables de copropriété (Arc). Les charges “ont progressé deux fois plus que l’inflation générale” qui était de 1,1% sur la période. L’une des raisons à cette moindre hausse est la stabilisation des dépenses de chauffage. Le chauffage est le principal poste budgétaires des copropriétés avec 28% des dépenses.

“Ce résultat est la conséquence d’un effet compensatoire entre l’augmentation moyenne des tarifs des ressources énergétiques et la diminution des besoins en chauffage du fait d’un hiver et d’un automne moins froids que lors du précédent exercice”, précise l’Arc. Les postes qui font l’objet de la plus forte augmentation sont les contrats d’assurance (+6%) et les charges de gestion (+4%), “du fait de l’augmentation des honoraires de base des syndics professionnels et de la poursuite des facturations de prestations particulières en plus de leurs honoraires de base (+20%)”, peut-on lire dans le communiqué.

Le nombre de biens à vendre à Paris s’envole

Le nombre de biens à vendre à Paris s’envole et dépasse même celui… d’avant la crise.

Hosman a comparé le nombre de logements à vendre dans la capitale le 6 mars dernier et le nombre de logements à vendre le 16 juin. Pour cela, la start-up spécialisée dans la vente immobilière « s’est basée sur les prix affichés sur un échantillon représentatif des annonces présentes le 06/03/2020 et le 16/06/2020 sur les principaux sites d’annonces immobilières réservés aux professionnels”. Au 6 mars, il y avait 5.814 annonces immobilières et au 16 juin, il y en avait 8.099. Ce qui représente une progression de 39%. Dans une précédente étude, Hosman constatait déjà une forte reprise du nombre d’annonces publiées entre avril et mai pour des biens situés dans la capitale. Mais désormais, l’offre est même supérieure à celle pré-confinement.

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