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Crédit Immobilier : Que faire en cas de difficultés liées au coronavirus ?

Chômage technique, partiel ou baisse d’activité, certains emprunteurs peuvent connaître des difficultés pour payer les mensualités de leur prêt immobilier. Peut-on suspendre ses remboursements ou les différer ? Réponses.

Le gouvernement ayant assuré le maintien des salaires aussi bien pour ceux qui se mettront en arrêt maladie pour garder leurs enfants que ceux qui seront en chômage partiel, il n’y a, à priori, aucune raison de suspendre ses échéances de prêt immobilier.

Pour autant pour ceux qui connaissent des baisses d’activité ou de revenus, la question se pose d’alléger les charges d’un prêt immobilier. Mais en pratique, l’opération n’est pas simple à mettre en œuvre. Car suspendre ses échéances de prêt implique pour les banques de fournir à l’emprunteur un nouveau tableau d’amortissement, ce qui pourrait être long à obtenir en l’absence d’une partie du personnel compte tenu du contexte actuel.

Compte tenu des mesures sanitaires liées au coronavirus, les délais de traitement des dossiers de crédits dans les banques – déjà supérieurs à ceux qu’ils sont habituellement en début d’année – pourraient s’allonger à nouveau, en l’absence d’une partie du personnel.

Certains prêts intègrent la possibilité de suspension des échéances de son crédit immobilier. Selon les établissements, il est possible de reporter de 1 à 12 mensualités, en une fois ou en plusieurs fois, mais souvent uniquement au bout de 2 ans de remboursement. Dans tous les cas, le versement de l’assurance du prêt est maintenu. « Mais attention la suspension d’échéance a un coût, car le report génère des intérêts supplémentaires », alertait récemment Sandrine Allonier, la porte-parole du courtier Vousfinancer.

Selon le courtier, avec un prêt de 200 000 €, à 1,5 % sur 20 ans souscrit il y a 2 ans, par exemple, suspendre la mensualité de 965 € pendant 3 mois allonge la durée totale du prêt de 4 mois avec un surcoût de 1000 €. Ceux qui n’ont pas l’option de report de leurs mensualités peuvent opter pour la modulation d’échéances. La plupart des banques le proposent avec la possibilité de diminuer les mensualités de 10 à 30 %, au bout de 2 ans de remboursement et dans la limite d’un allongement de la durée du prêt de 2 ans maximum.