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SCPI : Les rendements 2020 vont-ils s’effondrer ?

Selon les chiffres de FranceSCPI, les dividendes versés pour le 1er semestre correspondent à un rendement moyen annualisé de 3,93% passant ainsi sous la barre des 4%.

Ces résultats communiqués par les Sociétés de Gestion laissent présager d’un rendement supérieur pour l’année 2020. En effet, elles avouent presque toutes jouer la carte de la prudence pour ce 2ème trimestre et envisagent de probables rattrapages de dividendes pour lisser le rendement annuel au 4ème trimestre.

Les différentes catégories de SCPI ne sont pas logées à la même enseigne. La tendance du 1er trimestre est confortée puisque les SCPI diversifiées affichent un rendement semestriel annualisé de 4,34%. Parmi les bons élèves, les SCPI spécialisées dans la Santé sont dans le peloton de tête avec un rendement semestriel annualisé de 4,54%. Les SCPI résidentielles et logistiques, moins impactées par le confinement confirment leurs avances avec des rendements semestriels supérieurs à 6% annualisés.

Cette crise n’épargne malheureusement pas toutes les classes d’actifs : malgré de bons fondamentaux, les SCPI spécialisées dans l’hôtellerie sont très fortement pénalisées par le confinement : leur rendement semestriel annualisé est de 1,86% soit 3 à 4 points que celles qui performent le plus. Contre toute attente et en dépit d’une crainte sur les recouvrements de loyers, les SCPI de commerces affichent un rendement semestriel annualisé de 3,6%.

Recul historique de la collecte des SCPI

Sans grande surprise, la collecte nette est en fort retrait suite à la crise du coronavirus et son confinement : à peine 900 millions € pour ce 2ème trimestre. Il s’agit de la plus faible collecte nette trimestrielle enregistrée depuis le début des années 2010. En revanche, après un 1er trimestre 2020 record (2,4 milliards €), les sociétés de gestion font toutes le même constat : le nombre de retraits est restreint. Cela peut témoigner de la confiance qu’accordent les épargnants aux SCPI. Mais aussi à la difficulté de vendre ses parts alors que la plupart des établissements étaient fermés ou en fonctionnement réduits.